Les sources d’erreur
Les erreurs médicamenteuses sont de deux natures : il y a d’une part les effets indésirables du médicament, provoqués par un médicament pris seul ou en association avec d’autres, pouvant donner des interactions avec des conséquences potentiellement graves. Il s’agit alors d’iatrogénie et relève de la pharmacovigilance. Elles sont à distinguer des erreurs médicamenteuses, c’est-à-dire celles consécutives à l’organisation de la prise en charge du médicament.[1]
L’erreur médicamenteuse est l’omission ou la réalisation non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, qui peut être à l’origine d’un risque ou d’un événement indésirable pour le patient. Par définition, l’erreur médicamenteuse est évitable car elle manifeste ce qui aurait dû être fait et qui ne l’a pas été au cours de la prise en charge thérapeutique médicamenteuse d’un patient. [2]
Elle peut concerner une ou plusieurs étapes du circuit du médicament, telles que l’emballage, l’étiquetage, la nomenclature, la prescription, la communication des ordres, la dispensation, la préparation galénique, la
délivrance, l’administration, le suivi thérapeutique…[3] La provenance des erreurs dans le circuit du médicament se répartit de la manière suivante :

Des défaillances humaines sont parfois en cause. Parmi celles-ci, on distingue les défaillances actives, comme les erreurs de raisonnement, et les défaillances latentes, qui sont liées au management, à l’ergonomie et à la conception de l’activité elle-même.[5] Les facteurs qui influencent la performance sont par exemple :
– La distractibilité
– La charge de travail élevée
– Le bruit ambiant
– Le mauvais éclairage
– Le rangement serré des médicaments
– L’interruption dans le processus
[1] HAS Haute Autorité de Santé. (2015, novembre). Sécuriser la prise en charge médicamenteuse en établissement de santé – QUESTIONS / RÉPONSES. Service presse HAS. Consulté à l’adresse https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2015-11/qr_conciliation_medicamenteuse.pdf
[2] Ibid
[3] Meier Béatrice. (2001, décembre). Dispensation des médicaments – Evaluation des erreurs à différentes étapes du processus. Université de Lausanne et université de Genève – Ecole romande de pharmacie. Consulté à l’adresse https://pharmacie.hug.ch/sites/pharmacie/files/ens/mas/ diplome_bm.pdf
[4] Prof. Pascal BONNABRY. (2008, octobre). L’erreur est humaine… comment améliorer la sécurité des patients ? Présenté à L’erreur est humaine… comment améliorer la sécurité des patients ? Genève, Suisse. Consulté à l’adresse https://pharmacie.hug.ch/ens/conferences/pb_erreur_officine_cours_cap08.pdf
[5] ibid
